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Naufrage de l audiovisuel public

Naufrage de l audiovisuel public
Naufrage de l audiovisuel public

Naufrage de l audiovisuel public  : Monsieur Jérémie Patrier-Leitus,

L’audiovisuel public a pour mission d’informer avec rigueur, de garantir le pluralisme des opinions, de soutenir la création culturelle et de rendre accessibles au plus grand nombre des contenus éducatifs et citoyens. Ces missions prennent une importance particulière dans un contexte marqué par la montée de la désinformation, la concentration des médias privés, la concurrence acharnée des plateformes et la défiance croissante envers la parole publique.

L’audiovisuel public doit bien sûr accepter le débat. Il ne peut, ni ne doit, refuser les critiques. Il a des droits, et des devoirs. Vis-à-vis des citoyens, et des élus, il doit toujours être prêt à discuter, à préciser sa stratégie, à expliquer ses choix. Mais l’enjeu est tel que ce débat, même contradictoire, doit se dérouler dans la clarté, en toute transparence, avec exigence et rigueur, le plus loin possible des
polémiques partisanes et des arrière-pensées tactiques, électorales et
politiciennes.

Depuis plusieurs années, l’audiovisuel public est fragilisé. Les incertitudes sur son financement, les réformes successives menées sans vision claire à long terme, ainsi que les soupçons récurrents d’ingérences politiques nourrissent un sentiment d’inquiétude, tant chez les professionnels que chez les citoyens. Un service public affaibli est un débat démocratique appauvri. Or l’audiovisuel public
est d’abord un service public. Ce n’est pas un groupe de chaînes privées dont les objectifs sont d’abord commerciaux. Ses missions sont définies par le législateur, financées par l’Etat, contrôlées par la puissance publique.

À ces inquiétudes de fond s’ajoute le profond malaise suscité par les méthodes inquisitoriales, diffamatoires et menaçantes employées par le rapporteur et par certains députés membres de la commission ; et ce en dépit de vos efforts pour garantir des auditions et des échanges ouverts et respectueux. Comme vous l’avez rappelé à plusieurs reprises depuis le début de vos travaux, une commission d’enquête parlementaire a vocation à éclairer, comprendre et évaluer l’action publique, non à instruire à charge ou à se substituer à l’autorité judiciaire. Or le ton employé par le rapporteur M. Charles Alloncle lors de ces auditions nous a profondément choqués. Ses interventions, caractérisées par une posture de procureur et des mises en cause appuyées, ont donné le sentiment d’un glissement préoccupant du pouvoir législatif vers une attitude relevant du pouvoir judiciaire. C’est le principe même de la séparation des pouvoirs qui se trouve fragilisé.

Cette confusion des rôles est, à nos yeux, contraire à l’esprit de nos institutions et au respect dû tant aux personnes auditionnées qu’à la représentation nationale elle-même. Un rapporteur ne saurait transformer une commission d’enquête en tribunal, ni se départir de la retenue, de l’impartialité et de la dignité qui fondent sa légitimité. Ce glissement n’est pas digne de la représentation nationale. Il n’est pas conforme à l’esprit de nos institutions.

De nombreux observateurs et citoyens se sont exprimés publiquement pour dénoncer cette dérive, signe que le malaise est réel et largement partagé. Il nous semble essentiel que les travaux parlementaires, en particulier lorsqu’ils concernent un pilier de notre démocratie comme le service public de l’audiovisuel, soient menés avec exemplarité.

Monsieur le Président, à travers cette commission, c’est une certaine idée de l’intérêt général et du respect des équilibres démocratiques qui se joue. De nombreux citoyens et nous mêmes attendons du rapporteur de cette commission qu’il soit à la hauteur de cette responsabilité, dans l’élaboration de ses conclusions, dans la dignité de sa méthode, et que la commission offre dans la suite de son travail une autre représentation que la caricature de ces dernières auditions.

Nous sommes avant tout des citoyens profondément attachés à l’existence et à l’indépendance de l’audiovisuel public français, essentiel à notre démocratie.

Au lundi 9 février, cette lettre ouverte avait déjà recueilli le soutien de 343 signataires, dont la liste figure ci-dessous. Elle est désormais ouverte à la signature en ligne sur cette page Change.org.

Laure Adler, journaliste, écrivaine
Guillaume Allary, éditeur
Fabrice d’Almeida, historien
Geneviève Ancel, cofondatrice du réseau Dialogues en humanité
Yveline André, institutrice retraitée
Guillemette Andreu, égyptologue
Isabelle Andreu, psychiatre
Sylvie Andreu, journaliste
Christophe Andrei, réalisateur
Ariane Ascaride, comédienne
Sophie Akoun Ponsar, médecin psychiatre
Frédéric Attal, professeur d’histoire contemporaine, Université Polytechnique Hauts-de-France
Françoise Attali, libraire
François Aymé, directeur de festival, réalisateur
Sabrina Azoulay, productrice
Anne-Sylvie Bameule, présidente du directoire d’Actes Sud
Olivier Barrot, journaliste
Béatrice Bastide, Ministère de la Culture, France Culture
Rémy Batteault, cinéaste
Joseph Beauregard, réalisateur
Bérénice Bejo, actrice
Lucas Belvaux, acteur et réalisateur
Jacqueline Benassayag
Jean Benguigui, comédien
Caroline Benjo, productrice
Pervenche Berès, membre du Conseil d’administration de la Fondation Jean Jaurès
Prune Berge-Santelli, éditrice audiovisuelle
Alex Berger, producteur
François Berléand, comédien
Agathe Berman, productrice
Marie-Laure Bernadac, conservatrice générale honoraire du patrimoine
Catherine Bernard
Catherine Bernstein, réalisatrice de documentaires
Jérôme Bertin, comédien
Julie Bertuccelli, réalisatrice, présidente de la Cinémathèque du documentaire
Thomas Bidegain, scénariste et réalisateur
Dominique Blanc, de la Comédie Française, actrice
Pascal Blanchard, historien
Muriel Bloch, conteuse
Nathalie Borgers, réalisatrice et autrice
Sophie Bouchet-Petersen, ancienne conseillère d'Etat
Thierry Bourcy, scénariste
François Bourdillon, médecin de santé publique
Jérôme Bourdon, Université Panthéon-Assas et Tel-Aviv
José Bourgarel, réalisateur
Patricia Boutinard Rouelle, productrice
Frédérique Bredin, ancien ministre
Olivier Breitman, comédien
Édouard Brézin, physicien, Académie des Sciences
Nicolas Briançon, acteur et metteur en scène
Stéphane Brizé, cinéaste
Serge Bromberg, producteur
Pascal Bruckner, philosophe
Sylvain Bursztejn, producteur
Mathieu Busson, réalisateur
Madeleine Caillard, réalisatrice audiovisuelle
François Caillat, réalisateur
Christine Camdessus, déléguée générale du Fipadoc
Michel Cantal-Dupart, architecte
Xavier Cantat, photographe
Lucie Cariès, documentariste
Odile Carlotti, productrice
Frédérique Cassereau, avocate
Manuel Catteau, producteur, distributeur
Gilles Cayatte, réalisateur
Roland Cayrol, politologue
Juliette Cazanave, réalisatrice et productrice
Laurent Chalet, directeur de la photographie, réalisateur
Jean-Paul Chambas, artiste peintre
Noëlle Châtelet, sociologue, écrivaine
Jean-Marc Chauvet, ancien directeur de l’administration pénitentiaire
Laurent Cibien, réalisateur
Catherine Clément, écrivain
Jean-Marie Clément, ancien directeur au CNRS, Institut Pasteur
Jérôme Clément, fondateur de Arte
Jérôme Clément-Wilz, réalisateur
Jean-Paul Cluzel, ancien président de Radio France
Annie Cohen-Solal, écrivaine, professeure émérite, Université Bocconi Milan
Gérard Cohen-Tannugi, musicien compositeur
Muriel Combeau, actrice
Loïc Corbery, de la Comédie Française, acteur, metteur en scène
Catherine Corsini, cinéaste
Costa-Gavras, réalisateur
Michèle Cotta, journaliste
Alexandre Coutelis, dessinateur, auteur de bandes dessinées
Damien Cru, professeur d’ergonomie
Dorothée Cunéo, éditrice
Mathilde Damoisel, réalisatrice
Denis Declerck, délégué général de La Scène Indépendante
Thibault Delavigne, chef opérateur de prise de vue
Sophie Deschamps, scénariste
Sylvain Desclous, réalisateur, co-président de la SRF
Marie Desplechin, écrivaine
Raphaëlle Desplechin, scénariste
Clémentine Deroudille, commissaire d’exposition, autrice, journaliste
Hervé Di Rosa, de l’Académie des Beaux Arts
Jean-Michel Djian, journaliste et écrivain
Betty Dodet, directrice scientifique et citoyenne
Constance Dollé, comédienne
Catherine Dolto, médecin et psychanalyste
Marie Dosé, avocate
Louise Doumerc, documentaliste
Claire Duguet, auteure réalisatrice
Laurence Dumaine-Calle, présidente du prix Bob Calle, éditrice
Sandrine Dumarais, auteure réalisatrice de documentaires
Baptiste Etchegaray, journaliste
Danièle Evenou, comédienne
Françoise Fabre-Luce Dreyfus, avocate
Pierre Favier, journaliste
Sylvie Fennec, comédienne
Catherine Ferri, comédienne
Michel Field, journaliste écrivain
Filip Flatau, réalisateur
Muriel Flis-Trèves, psychanalyste
Dan Franck, écrivain
Dominique Frot, comédienne
Yvan Gaillard, chef monteur
Ariane Gardel, auteure et enseignante
Florence Gastaud, productrice
Anne et Brice Gayet
Julie Gayet, actrice et productrice
François Gedigier, monteur
Marie Genin, productrice
Eric Génovèse, de la Comédie Française, acteur
Anne Georget, réalisatrice, présidente du Fipadoc
Pierre-Henri Gibert, réalisateur
Alice Girard, productrice
Danièle Giraudy, conservatrice honoraire du patrimoine
Pierre Goetschel, réalisateur
Isabelle Gougenheim, administratrice des finances
Sophie Goupil, productrice
Dominique Goutard, présidente de Vocatif
Sylvie Granotier, écrivaine, comédienne
Eugénie Grandval, scénariste, réalisatrice
Claude Grésy-Aveline, retraitée de l’Education Nationale
André Grimaldi, professeur émérite de médecine, Pitié-Salpêtrière
Dominique Gros, réalisatrice
Joanna Grudzinska, réalisatrice
Geneviève Guicheney, journaliste et ancienne membre du CSA
Juliette Guigon, productrice
Cécile Guilbert, écrivaine
Alexandre Hallier, producteur
Gwendoline Hamon, comédienne
Philippe Hardouin, président de la fondation Cérès-Franco
Dana Hastier, productrice de documentaires
Michel Hazavanicius, cinéaste
Serge Hefez, psychiatre, psychanalyste
Laurence Herszberg, directrice générale du Festival Séries Mania
Nathalie Hertzberg, scénariste
Esther Hoffenberg, réalisatrice
Serge Hureau, directeur Le Hall de la chanson
Danielle Jaeggi, cinéaste
Agnès Jaoui, comédienne, réalisatrice
Laurent Jaoui, réalisateur
Yves Jeuland, réalisateur
Laurent Joffrin, journaliste
Eva Joly, avocate
Janik Jossin de Closets, productrice
Bruno Joucla, réalisateur
Jean-Pierre Jouyet, haut fonctionnaire
Amélie Juan, productrice
Jul, dessinateur
Marina Julienne, journaliste réalisatrice
Elisabeth Kapnist, réalisatrice
William Karel, réalisateur
Daniel Kenigsberg, comédien
Claude-Catherine Kiejman, écrivaine et journaliste
Nino Kirtadzé, réalisatrice
David Klatzmann, professeur émérite, Sorbonne Université
Nadine Ktorza, médecin
Jean Labib, producteur
Rémi Lainé, réalisateur, ancien président de la Scam
Serge Lalou, producteur
Catherine Lamour, fondatrice de la direction des documentaires de Canal+
Olivier Lamour, réalisateur
Hadrien Laroche, professeur à Sciences Po, écrivain
Théo Laroche, journaliste
Marion Lary, réalisatrice
Claire Lasne Darcueil, comédienne et metteure en scène
Catherine Laurens, journaliste
Frédéric Lavigne, directeur artistique festival Séries Mania
Hervé Le Bras, démographe et historien
Gabriel Le Bomin, réalisateur
Michel Leclerc, cinéaste
Alain Le Gouguec, journaliste
Marie-Laure Le Guay-de Villepin, artiste
Philippe Le Guay, cinéaste
Pascal Legris, psychiatre psychothérapeute
Claude et France Leman, galeristes
Evelyne Lenoble, médecin psychiatre
Louis-Do de Lencquesaing, comédien
Elsa Lepoivre, de la Comédie française, actrice
David Lescot, auteur metteur en scène
Barbara Letellier, productrice
Mosco Lévi-Boucault, réalisateur
Lorraine Lévy, cinéaste
Virginie Linhart, autrice réalisatrice
Philippe Lioret, réalisateur
Jean-Louis Livi, producteur de cinéma et de théâtre
Olivier Loubes, historien
Jean-Claude Mailly, militant républicain
Noël Mamère, journaliste
Emmanuel Manzano, monteur et réalisateur
Nathalie de Mareuil, productrice de documentaires
Jean-Michel Mariou, journaliste
Olivier Marquézy, graphiste réalisateur
François Marthouret, comédien
Jean-Hubert Martin, directeur honoraire du MNAM Centre Pompidou
Sylvie Matton, écrivaine et scénariste
Alix Maurin, réalisatrice
Aurélie Meimon, scénariste, productrice
Martin Meissonnier, réalisateur musicien
Camille Ménager, documentariste
Nathalie Mercier, consultante en stratégie
Stéphane Mercurio, réalisatrice
Amine Mestari, réalisateur
Sylvie Meyer, réalisatrice
Chantal Meyer-Plantureux, professeur émérite Université de Caen Normandie
Marc Mézard, professeur de physique théorique, Université Bocconi Milan
Karen Michaël, directrice d’unités de programme
Ariane Michel, artiste et cinéaste
Richard Michel, journaliste, ancien président de LCP-AN
Bernard Miyet, ancien président du directoire de la Sacem
Christie Molia, productrice
Dominik Moll, cinéaste
Camille Monin, productrice
Sarah Moon, photographe
Isabelle Morand, retraitée de l’audiovisuel
Gérard Mordillat, cinéaste
Yolande Moreau, actrice
Delphine Morel, productrice et réalisatrice
Gabi Mouesca, ancien président de l’Observatoire International des Prisons
Florence Muracciole, journaliste
Bernard Murat, metteur en scène
Stéphanie Murat, réalisatrice
Véronique Nahum-Grappe, chercheuse en sciences sociales
Marion Nimaga-Brouwet, cadre dans le spectacle vivant
Mathilde Nobécourt, éditrice
Emmanuel Noblet, metteur en scène
Helena Noguerra, artiste
Stanislas Nordey, metteur en scène, comédien
Dominique Nussenbaum, anesthésiste
Françoise Nyssen, ancienne ministre de la Culture
Héloïse d’Ormesson, éditrice
Erik Orsenna de l’Académie française, écrivain
Alfred Pacquement, directeur de musée
Françoise Pams, festival du dessin
Sébastien Pavard, producteur
Daniel Payot, professeur honoraire des universités
Rémy Pech, ancien président Université Toulouse Jean Jaurès
François Pérache, comédien et scénariste
Michelle Perrot, historienne
Denis Peschanski, directeur de recherche émérite au CNRS
Joséphine Petit, monteuse
Nicolas Philibert, cinéaste
Priscilla Pizzato, réalisatrice de documentaires
Jean-Bernard Pouy, romancier
Catherine Pouzet, chorégraphe
Christophe Prochasson, directeur d’études EHESS
Olivier Rabourdin, acteur
Olivier Raffet, chef opérateur de prise de vue
Emilie Raffoul, journaliste
Tania Rakhmanova, réalisatrice
Michèle Ray-Gavras, productrice
Jacques Rebotier, dramaturge
Luis Rego, comédien
Robin Renucci, acteur et réalisateur
Jean-Michel Rey, producteur
Jean-François Rial, entrepreneur
Jean-Michel Ribes, metteur en scène
Isabelle de Ricolfis, psychologue psychanalyste
Johanne Rigoulot, écrivaine, scénariste
Sylvie Rollet, professeure émérite, Université de Poitiers
Julie-Anne Roth, comédienne, metteuse en scène
Daphné Roulier, journaliste
Paul Rozenberg, producteur
Marie-José Saliou, psychologue clinicienne
Marie-Laure Sauty de Chalon, cheffe d’entreprise
Vincent Scali, peintre
Georgia Scaliett, de la Comédie Française, actrice
Pierre Schapira, ancien député européen
Evelyne Schapira, orthophoniste
Dominique Schnapper, sociologue, ancienne membre du Conseil Constitutionnel
Colombe Schneck, autrice
Hanna Schygulla, actrice
Carole Scotta, productrice et distributrice
Alain Seksig, inspecteur d’académie honoraire
Éloïse Séné, avocate
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
Pierre Servan-Schreiber, média-leader
Jérôme Sesquin, auteur réalisateur
Michel Sibra, réalisateur, scénariste
Nicolas Sidier, avocat à la cour
Caroline Silhol, actrice et auteure
Perrine Simon-Nahum, philosophe
Serge Siritzky, président de Ciné Finances
Éric Slabiak, musicien et compositeur
Patrick Sobelman, producteur
Bruno Solo, comédien
Frank Soloveicik, distributeur
Béatrice Soulé, réalisatrice
Caroline Span, entrepreneure et activiste pour la démocratie
Cécile Sportis, consultante honoraire des Affaires Etrangères
Bernard Stora, cinéaste
Alexia Stresi, romancière, actrice et scénariste
Samuel Strouk, musicien
Nathalie Sultan, formatrice
Olivier Szulzynger, auteur, producteur
Jean-Charles Szurek, directeur de recherche émérite au CNRS
Carine Tardieu, scénariste réalisatrice
Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux
Anne-Claire Taittinger, administratrice de société
Brigitte Taittinger-Jouyet, présidente de fondation
Stéphanie Tchou-Cotta, scénariste
Serge Toubiana, journaliste, ancien directeur de la Cinémathèque française
Christine Tournadre, réalisatrice de documentaires
Jezabel Traube, scénariste
Olivier Treiner, cinéaste, scénariste
Harold Valentin, producteur
Laurent Valero, musicien, producteur radio
Nicolas Vallée, comédien
Marlène Vanthuyne, directrice de production
Valentine Varela, comédienne et réalisatrice
Jan Vasak, producteur
Florent Vassault, réalisateur et monteur
Véronique Vasseur, médecin hospitalier
Monique Veaute, présidente de fondation
Marion Vernoux, cinéaste
Isabelle Veyrat-Masson, directrice de recherche émérite CNRS
Emmanuel Wallon, professeur émérite de sociologie politique à l’université Paris Nanterre
Odile Warin, communicante, administratrice de sociétés
Léa Wiazemsky, écrivaine, comédienne
Matthias Weber, producteur
Teri Wehn Damisch, réalisatrice
Isabelle Wekstein, avocate, réalisatrice
Juliette Welfling, monteuse de films
Mâkhi Xenakis, artiste, autrice
Jonathan Zaccaï, acteur
Valérie Zenatti, écrivaine, scénariste
Linda de Zitter, psychanalyste
Michaël Zumstein, réalisateur
Jean-Jacques Zilbermann, cinéaste
Ruth Zylberman, réalisatrice

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L Europe attaque la Hongrie

L Europe attaque la Hongrie. La Hongrie a promis de défier la pression de l’UE pour approuver un paquet d’aide de quatre ans de 50 milliards d’euros à l’Ukraine, condamnant comme un “chantage” une proposition visant à saboter son économie si elle refuse de céder.

Bruxelles a exposé des moyens de saboter l’économie hongroise à moins qu’elle n’accepte de lever son veto contre le plan de financement de l’Ukraine lors d’un sommet spécial cette semaine, dans un document confidentiel vu par le Financial Times.

La monnaie hongroise a chuté de 0,7 % à 389 forints par euro et le rendement des obligations à 10 ans a augmenté de 0,09 point de pourcentage à 6,35 %, le plus haut niveau depuis décembre, en début de séance lundi.

“La Hongrie ne cède pas au chantage”, a écrit le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, dimanche soir. “Le document, rédigé par des bureaucrates de Bruxelles, confirme seulement ce que le gouvernement hongrois dit depuis longtemps : l’accès aux fonds de l’UE est utilisé à des fins de chantage politique.”

Les dirigeants de l’UE se réuniront jeudi pour discuter d’un plan visant à utiliser le budget de l’UE pour fournir à l’Ukraine une assistance financière cruciale nécessaire pour poursuivre son effort de guerre contre l’invasion à grande échelle de la Russie.

Le sommet d’urgence a été convoqué parce que le dirigeant hongrois Viktor Orbán a opposé son veto au paquet lors d’un sommet en décembre. Avec l’aide américaine également bloquée au Congrès, les finances de l’Ukraine sont dans un état périlleux et elle a besoin de manière urgente de l’infusion de l’UE.

La proposition de Bruxelles expose les moyens d’exploiter les faiblesses économiques de la Hongrie, notant son inflation élevée et son coût élevé de la dette. Le plan dépendrait du fait que d’autres dirigeants de l’UE s’engagent à geler tous les financements de l’UE à Budapest en cas de veto d’Orbán, suscitant une possible baisse de la confiance des investisseurs dans le pays.

Deux diplomates de l’UE ont déclaré au FT qu’ils n’étaient pas convaincus que tous les autres dirigeants de l’UE accepteraient de le faire. Cependant, ils ont déclaré que la proposition soulignait la profondeur de la colère contre le refus d’Orbán d’aider l’Ukraine, un pays candidat à l’UE, et le nadir des relations Bruxelles-Budapest.

Lundi, un responsable de l’UE a cherché à minimiser l’importance du document de proposition, affirmant qu’il s’agissait d’un “document factuel qui ne reflète pas l’état des négociations en cours”.

“Le document mentionné dans l’article du Financial Times est une note d’information rédigée par le Secrétariat du Conseil sous sa propre responsabilité, qui décrit la situation actuelle de l’économie hongroise”, a déclaré le responsable, qui a demandé l’anonymat.

“Les négociations avancent et ont toujours été basées sur le financement d’un compromis acceptable pour tous les 27 États membres de l’UE”, a ajouté le responsable.

La Commission européenne a déclaré qu’elle n’était pas au courant de la proposition.

Outre l’impasse sur le financement de l’Ukraine, la Hongrie est également sous une pression intense de ses alliés occidentaux de l’OTAN pour approuver l’adhésion de la Suède à l’alliance. Budapest est le dernier membre à bloquer ce processus, malgré des promesses contraires.

La semaine dernière, les États-Unis ont accusé Orbán de mener une “politique étrangère fantaisiste” sur ces questions, affirmant que la Hongrie agissait dans l’intérêt du leader russe Vladimir Poutine.

Orbán a répété à plusieurs reprises qu’il ne serait pas d’accord pour modifier le budget communautaire afin de permettre une aide supplémentaire à l’Ukraine, ni ne permettrait davantage d’emprunts conjoints pour lever les fonds nécessaires.

Au lieu de cela, il a demandé aux États membres de financer un fonds séparé sans nouvel emprunt. Les 26 autres États membres ont résisté à cette idée.

Pourtant, dans une proposition d’urgence samedi, Budapest semblait avoir assoupli sa position, affirmant au FT qu’elle accepter

La mafia européiste démasquée par le Financial Times et c’est sidérant !  Le Financial Times vient de publier un document bruxellois confidentiel qui détaille un plan d’attaque contre l’économie hongroise si la Hongrie pose son véto au soutien financier à l’Ukraine de Zelensky !

Alors que c’est normalement une décision souveraine !

« L’UE sabotera l’économie hongroise si Budapest bloque une nouvelle aide à l’Ukraine lors d’un sommet cette semaine, dans le cadre d’un plan confidentiel élaboré par Bruxelles »

Les armes sont détaillées : « Cibler explicitement l’économie de la Hongrie, mettre en péril sa monnaie et entraîner un effondrement de la confiance des investisseurs dans le but de nuire à l’emploi et à la croissance » ! 

Financial times & Florian Philippot Jan 24 L Europe attaque la Hongrie. L Europe attaque la Hongrie.

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Drones Big Data Armes automatisees

Drones Big Data Armes automatiseesDrones Big Data Armes automatisees . La vidéo virale et les armes automatisées. La vidéo Slaughterbots suscite un buzz impressionnant sur les réseaux sociaux, et beaucoup d’entre vous m’en ont parlé.

Les réactions à ce petit film de fiction sont nombreuses et très variées. Il y a la lecture catastrophiste au premier degré : “c’est la preuve que les drones sont très dangereux”. Il y a les pragmatiques : “c’est un faux, la mise en scène est grossière”. Il y a les paramilitaires (et les gamers) : “cool, headshot !”. Il y a les théoriciens du complot : “on le sait depuis longtemps, ces technologies existent, tout ça c’est pour mieux nous contrôler”. Il y a les défenseurs des drones récréatifs : “c’est dommage de présenter les drones de cette manière, on va encore avoir des ennuis”. Il y a ceux qui s’inquiètent : “ça n’existe pas encore, mais ce n’est qu’une question de temps”. Il y a les sceptiques positivistes : “c’est juste une théorie sombre de l’avenir, ça n’arrivera pas”. Et bien d’autres réactions encore…

Le site web Ban Lethal Autonomous Weapons

Qui diffuse cette vidéo et dans quel but ? Vous devez suivre le lien indiqué pour arriver sur le site web Ban Lethal Autonomous Weapons. Il s’agit d’une initiative de plusieurs associations aux objectifs très divers, mais qui se sont regroupées pour mener une campagne en faveur d’un moratoire sur les robots tueurs (“Campaign to Stop Killer Robots”) présentée à Genève le 17 novembre 2017 . Même s’ils sont d’accord sur le fait qu’il n’existe actuellement aucune définition universelle des “armes automatisées”, leur objectif est de convaincre les nations de s’abstenir d’utiliser des armes capables de choisir automatiquement leurs cibles dans le but de tuer.

Est-ce de l’utopie ?

Sans aucun doute. La Convention d’Ottawa de 1997 (voir ici), dite visant à interdire la production et l’utilisation de mines antipersonnel, n’a pas éradiqué leur utilisation dans les conflits. Mais le fait que 162 pays aient ratifié la convention a permis de déminer 30 pays dont le territoire était considéré largement miné (source : Encyclopédie canadienne). Cela nous laisse tout de même un peu d’espoir. À noter que l’exemple des mines antipersonnel n’est pas comparable à celui des armes automatisées comme celles de la vidéo: les mines tuent de manière indiscriminée, ces armes sont conçues pour tuer en ciblant.

Est-ce de l’utopie ?

Sans aucun doute. La prétendue Convention d’Ottawa de 1997 (voir ici), visant à interdire la production et l’utilisation de mines antipersonnel, n’a pas éradiqué leur utilisation dans les conflits. Cependant, le fait que 162 pays aient ratifié la convention a permis de déminer 30 pays dont le territoire était largement considéré comme miné (source : Encyclopédie canadienne). Cela nous laisse tout de même avec un peu d’espoir. Notez que l’exemple des mines antipersonnel n’est pas comparable à celui des armes automatisées comme celles de la vidéo : les mines tuent de manière indiscriminée, tandis que ces armes sont conçues pour tuer avec une cible précise.

Technologie ?

Est-ce que la technologie présentée dans la vidéo est déjà possible ? Les briques technologiques nécessaires existent déjà, le plus souvent dans des produits déjà commercialisés au grand public ! Les nano multirotors sont une réalité, tout comme les technologies de déplacement en extérieur et en intérieur. Les outils de reconnaissance d’objets, y compris les formes et les visages, sont opérationnels. Des recherches sont en cours dans le milieu universitaire pour perfectionner la reconnaissance des visages, notamment lorsqu’ils sont dissimulés derrière des lunettes, des cheveux naturels ou artificiels, ou des couvre-chefs (comme ceux de l’université de Cornwell en Grande-Bretagne, à lire ici). Je ne fais pas de commentaire sur le transport et l’utilisation de charges explosives comme celle montrée dans la vidéo : je n’en sais rien.

Réseaux longue distance, intelligence artificielle et Big Data ?

Les outils de communication à longue distance sont également opérationnels pour un retour vidéo en temps réel. Les ordinateurs embarqués sur les multirotors sont devenus, comme les téléphones portables, des monstres de calcul prêts à l’emploi, et les outils de communication de données permettent d’effectuer des calculs lourds sur des unités situées à distance. La combinaison de l’intelligence artificielle capable de prendre des décisions autonomes avec la disponibilité de grandes quantités de Big Data pour établir des modèles statistiques, tout en profitant des bases de données d’informations personnelles qui incluent désormais la géolocalisation. Tout cela fournit les moyens de créer des algorithmes et de les alimenter en données pour des scénarios similaires à ceux mentionnés dans la vidéo : des attaques ciblées, des vols en essaim.

Demain !

Cependant, même si tous les blocs technologiques existent déjà, ils sont encore trop peu évolués pour être miniaturisés et enfermés dans de si petits dispositifs. Mais le progrès est très rapide, on peut imaginer qu’un scénario proche de celui de la vidéo sera possible demain. Quand ? Demain, c’est-à-dire dans 6 mois, 1 an, 2 ans, 10 ans, c’est seulement une question de temps. Rappelez-vous, il y a 5 ans, il y avait le Ladybird de Walkera (voir ici). La technologie a beaucoup progressé depuis, comme en témoigne le Spark de DJI. Les chercheurs ajoutent que le prix de ces armes pourrait chuter très rapidement pour être accessible à… trop de personnes et en grande quantité, contrairement aux armes conventionnelles lourdes, pour un résultat plus “efficace” ! Il est fort probable que les outils de détection et de neutralisation accusent un retard d’une génération…

La lutte à mener ?

Si l’avenir nous menace de telles armes, la lutte de Ban Lethal Autonomous Weapons semble légitime, à encourager, même si elle semble utopique. Le Future of Life Institute a publié une lettre ouverte le 28 juillet 2015 pour mettre en garde contre les dangers des armes automatisées. Elle a été signée par un nombre impressionnant de scientifiques (dont plus de 3 500 spécialistes des technologies de la robotique et de l’intelligence artificielle) et d’individus (voir la liste ici). Parmi eux, on note des influenceurs tels que Stephen Hawkins, Elon Musk et Steve Wozniak – pour ne citer que les plus connus. Cette lettre ouverte peut être consultée en ligne (voir ici), avec la possibilité de la signer.

Est-ce que ces pétitions fonctionnent ?

Nous ne vivons pas dans un monde parfait et personne n’est dupe, les utilisations malveillantes de la technologie existeront toujours. Pourtant, oui, l’avis de scientifiques reconnus est susceptible d’influencer les politiques militaires. Cela a été le cas, comme l’explique un article de l’anthropologue Jeanne Guillemin du MIT, avec les armes biologiques (voir ici). Notez que les armes automatisées avaient déjà été mentionnées par un scientifique en 2007 : Noel Sharkey avait publié une tribune sur les guerres menées par des robots dans The Guardian (voir ici).

Ceux qui disent non

Nous devrons compter sur l’adversité des États, des organisations, voire des individus qui n’auront ni le désir ni l’intérêt d’adhérer à l’idée d’un moratoire sur les armes automatisées. Le Foreign Office britannique a clairement indiqué en 2016 qu’il n’avait pas l’intention d’imposer un moratoire sur les armes automatisées, arguant que les lois internationales existantes étaient suffisantes, selon le Dr William Boothby dans une interview avec Business Insider (voir ici). Il va même plus loin, ajoutant que les armes automatisées ne sont pas une mauvaise idée : avec elles, “il n’y a pas d’émotion, il n’y a pas de haine, il n’y a pas d’esprit, d’un autre côté, il n’y a pas de panique, il n’y a pas de perversité”…

Déclaration de Stuart Russell ?

Stuart Russell, professeur d’informatique à l’Université de Berkeley

C’est celui présenté à la fin de la vidéo du site AutonomousWeapons.org. “Ce petit film n’est pas simplement de la spéculation, il montre les résultats de l’intégration et de la miniaturisation des technologies que nous avons déjà. Je suis Stuart Russell, professeur d’informatique à l’UC Berkeley. J’ai travaillé dans le domaine de l’intelligence artificielle depuis plus de 35 ans. Son potentiel bénéfique pour l’humanité est gigantesque, y compris pour la défense. Permettre aux machines de choisir de tuer des humains sera dévastateur pour notre sécurité et notre liberté. Des milliers de collègues chercheurs conviennent que nous avons encore l’opportunité d’éviter un avenir comme celui que vous venez de voir. Mais il sera bientôt trop tard pour réagir.”

Le mot de la fin

Regardez la vidéo complète publiée par le site AutonomousWeapons.org, prenez du recul et formez votre propre opinion.

Entre-temps, suite à cette vidéo, nous devrons expliquer calmement et par l’exemple que le Tiny Whoop trouvé sous le sapin de Noël ne sera pas une arme de destruction ciblée, pas même pour le faux vase Ming dans le salon…

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